Artsakh (Haut-Karabakh) : notre aide aux réfugiés arméniens

Comprendre l'Artsakh

Qu'est-ce que l'Artsakh ?

L’Artsakh, que l’on appelle aussi Haut-Karabakh, est une région de montagne du Caucase du Sud, historiquement peuplée d’Arméniens. Revendiquée par l’Azerbaïdjan, elle a été au cœur d’un conflit pendant plus de trente ans.

En septembre 2023, après neuf mois de blocus et une offensive militaire, la quasi-totalité de sa population arménienne a dû fuir vers l’Arménie en quelques jours. Ces familles ont tout laissé derrière elles : maisons, écoles, églises et tombes de leurs ancêtres.

Depuis, l’ACA13 concentre une grande partie de son action humanitaire sur ces réfugiés, en lien direct avec ses correspondantes sur place.

Drapeau de l'Artsakh (Haut-Karabakh) flottant dans le ciel

Repères

De la guerre de 2020 à l'exode de 2023

Automne 2020

Du 27 septembre au 10 novembre 2020, une guerre de 44 jours fait des milliers de morts et réduit fortement le territoire tenu par les Arméniens.

Décembre 2022

Le 12 décembre 2022 commence le blocus du corridor de Latchine, seule route vers l’Arménie : nourriture et médicaments manquent pendant neuf mois.

Septembre 2023

Après l’offensive des 19 et 20 septembre 2023, plus de 100 000 personnes rejoignent l’Arménie : 100 632 réfugiés étaient recensés au 4 octobre.

1er janvier 2024

La république d’Artsakh est officiellement dissoute. Ses habitants vivent désormais en Arménie, souvent dans des conditions précaires.

Couple de réfugiés d'Artsakh accueilli en Arménie, rencontré par l'ACA13

Notre action

Ce que l'ACA13 fait pour les réfugiés d'Artsakh

Nos bénévoles se rendent régulièrement en Arménie et travaillent avec deux correspondantes sur place, Margarita et Nelly, qui identifient les familles et les écoles dans le besoin. Nous intervenons notamment pour :

  • équiper les foyers : lits, tables, chaises et matériel de base ;
  • passer l’hiver : vêtements chauds, couvertures et produits de première nécessité ;
  • scolariser les enfants : équipement d’une salle de classe et projet d’une classe de la francophonie pour des élèves réfugiés ;
  • soigner : prise en charge de soins et achat de matériel médical ;
  • soutenir moralement des familles marquées par l’exil.

Le journal La Provence a accompagné l’une de nos missions en avril 2025, auprès d’enfants réfugiés scolarisés près du lac Sevan.

Les Pennes-Mirabeau et Martouni

Une amitié née en 2013

En 2013, la commune des Pennes-Mirabeau a signé une charte d’amitié avec Martouni, chef-lieu d’une province d’Artsakh qui comptait environ 5 700 habitants. Elle a été l’une des toutes premières villes françaises à s’engager ainsi aux côtés d’une commune d’Artsakh.

Ce lien a permis des projets concrets : matériel scolaire, soutien aux écoles et à l’école de musique de Martouni, échanges culturels. Depuis septembre 2023, Martouni est passée sous contrôle azerbaïdjanais et ses habitants ont rejoint l’Arménie : l’ACA13 continue de les accompagner là où ils vivent aujourd’hui.

Panneau « Bienvenue en Artsakh » sur une route de montagne

Questions fréquentes

Aider les réfugiés d'Artsakh

Vous voulez agir depuis Marseille, Aix ou les Pennes-Mirabeau ? Voici comment.

Selon le gouvernement arménien, 100 632 personnes déplacées étaient arrivées en Arménie au 4 octobre 2023, soit la quasi-totalité de la population arménienne de la région.

En Arménie, dans de nombreuses villes et villages, notamment autour d’Erevan et de Gyumri. Beaucoup vivent encore dans des logements provisoires et manquent d’équipement de base.

En faisant un don à une association qui agit sur place, comme l’ACA13, en adhérant, en devenant bénévole ou en participant à nos évènements solidaires. Rejoindre l’association.

Oui : nous achetons le plus possible sur place, nos correspondantes suivent chaque projet et nous partageons photos, vidéos et témoignages. 80 à 90 % des dons sont redistribués directement aux bénéficiaires.

La commune a signé en 2013 une charte d’amitié avec Martouni, en Artsakh. L’ACA13, basée aux Pennes-Mirabeau, fait vivre ce lien en soutenant les habitants de Martouni et de toute la région devenus réfugiés.